Un enseignant abattu par la gendarmerie dans le Tarn

Entre l’ouragan Irma et les buzz des insultes macroniennes envers les opposants à la politique du gouvernement, vous avez surement raté l’affaire du gang des tableaux noirs à Gaillac dans le Tarn.

Dernier épisode : un enseignant, membre du gang, a été abattu par la bêtise de ses supérieurs alors qu’il tentait de dérober une éponge et des craies. Malgré les sommations d’usage, le professeur n’aurait pas obtempéré. Un des militaires prétend avoir entendu un cri du genre « Allah wak barre », ce qui permet de nos jours de justifier toute bavure.

Rappel des faits : 6 professeurs du collège Albert Camus s’étaient introduits par la porte d’entrée le 28 juin dernier dans leur établissement pour mettre à l’abri des tableaux noirs destinés à la déchetterie. Sans sourciller, la direction appela illico presto les forces d’intervention de la gendarmerie de Gaillac déjà bien aguerries dans la capture de pacifistes (voir les événements de Sivens qui ont marqué la bourgade). L’armée pourtant bien occupée – entre les vrais cambriolages, les menaces d’attentat et la préparation de la répression des futures manifestations contre le gouvernement – est arrivée à une vitesse record pour sauver les objets de leur destination initiale, la poubelle.

Une plainte a été déposée. Ce qui a entraîné des perquisitions au domicile des fonctionnaires, autrement dit des fainéants, ou des cyniques, voire des névrosés. Les 6 professeurs risquent de sérieuses mesures disciplinaires.

Les enseignants avaient auparavant écrit plusieurs lettres au président du Conseil départemental du Tarn, Thierry Carcenac, pour exposer leurs arguments. Comme dans l’affaire de Sivens, les demandes citoyennes sont restées lettres mortes.

Plus d’infos sur le site collaborationniste de la Dépêche du Midi et sur celui de France 3. Nous vous laissons deviner qui a le titre le plus rigolo des deux, enfin ci-dessous une pétition déjà signée par plusieurs milliers de personnes. Une réunion aura lieu le 15 septembre à Gaillac.

Quand l’opprimé prend les armes au nom de la justice, il fait un pas sur la terre de l’injustice. Albert Camus, Les raisons de l’adversaire, l’Express 28 octobre 1955

Mourir pour des idées, c’est une chose relativement bête et stupide. Thierry Carcenac, suite à la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014.

Collège Albert-Camus : carton rouge au tableau noir

Gaillac : six professeurs du collège Albert Camus poursuivis pour vol de tableaux noirs

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TABLEAU NOIR au Collège Camus de Gaillac

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