Albi : la justice récompense les milices fachisantes et isole les militants écolos

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Ce mardi 24 mars, la justice tarnaise a donné raison aux mensonges patents de Stéphane Lamberto, milicien pacificiste anti-zadiste, membre actif de la FN/SS/EA (il dirige la FDSSEA 81 de Lisle-sur-Tarn), et marié à une adjointe à la mairie de Lisle-sur-Tarn, méchamment agressé le 03 mars par deux individus qu’il a identifiés comme étant de « type zadiste », d’après la typologie établie par la Dépêche.

Les faits se sont produits le 03 mars alors que la victime – un agriculteur qui travaille ne travaillant pas cette semaine là sans pour autant être à chasse ni à la pêche mais manifestant pacifiquement avec des barres de fer en compagnie de ses copains membres du même syndicat de l’Aveyron, du Tarn-et-Garonne et du Gers sur le site de Sivens qu’ils bloquaient pour s’opposer à son blocage par les pelluts (hippies poilus aux idées pas comme nous Tarnais).

Dans l’après-midi, parce qu’il s’ennuyait, il a souhaité se rendre, nostalgique, sur des parcelles qui lui ont jadis appartenu mais qu’il a désormais vendues à la CACG – la compagnie chargé de détruire la zone humide – pour que puisse se construire la mare aux canards dont il bénéficiera pour l’irrigation de son maïs qui appartient à Monsanto. Pour ce faire, il a forcé le cordon des gendarmes mobiles qui l’ont complaisamment laissé faire dans la mesure où il avait reçu l’autorisation de Mme Pascale Puibasset, également adjointe à la mairie de Lisle-sur-Tarn chargée du développement durable (!) et aussi très très proche d’un agriculteur lorgnant sur l’eau du Tescou.

Finalement, il ne s’est pas rendu sur ses parcelles qui ne lui appartiennent plus et qui sont désormais la propriété de la CACG, mais dans un lieu où il pouvait rencontrer des zadistes qu’il a été surpris de trouver là, « Boudu con » selon ces mots. Il était alors accompagné de son cousin, Laurent Viatge, adhérent de la même milice, et pas trop loin des copains qui ont pu venir lui prêter main forte pour une bagarre générale. La victime, bien qu’armée d’une barre de bois, n’a pu échapper à une entaille au poignet, l’empêchant de porter davantage de coups aux zadistes comme il avait prévu de le faire les jours suivants, l’invalidant pour quelques jours, ce qui lui a gâché la fête, il voulait bien lui aussi casser des voitures de fainéants.

Stéphane Lamberto comme son cousin qui n’a pas été témoin de l’agression ne peuvent pas décrire les agresseurs sur lesquels ils ont cogné, mais ils pourraient les reconnaître comme ils l’avaient fait au préalable sur le site qu’ils animent activement avec la mairie de Lisle-sur-Tarn pour alimenter la propagande antizadiste. Ils sont cependant aptes à donner quelques signes distinctifs, toujours conformes à la typologie de la Dépêche : la victime armée parle d’une « barbe longue jusqu’à la poitrine », et de fait l’un des prévenus est barbu même si sa barbe ne lui descend pas jusqu’à la poitrine ; quant au témoin qui n’a rien vu, il a identifié « une rouquine », devenu un rouquin quand il a été confronté à la déposition de son cousin agressé. Ni l’un ni l’autre n’ont remarqué que la rouquine en question portait des lunettes.

Le procureur de la république, M. Claude Derens, a prêté foi à toutes ces contre-vérités, compatissant envers une victime qui, par une entaille au poignet « a souffert dans sa chair ». Il a affirmé, droit dans ses mocassins, que c’était bien passé ce à quoi il n’avait pas assisté. Il n’est pas saint Thomas pour ne devoir croire que ce qu’il voit. Il a été un peu excédé par les éternuements et les quelques quintes de toux de ce qu’il a identifié comme le « comité de soutien » des zadistes, plusieurs des personnes présentes portant la barbe et les cheveux longs. Il a surtout hâte qu’on en finisse avec cette histoire de Sivens, refuse qu’on ouvre une information judiciaire pour ces quelques faits, ce serait disproportionné : que ceux qui jouissent du droit de se taire l’exercent enfin pleinement ! La justice et, avec elle, la démocratie n’en iront que mieux.

La victime, qui redoutait il y a peu d’utiliser son fusil, recevra quelques 2400 euros pour le préjudice moral et physique qu’elle a subi, de quoi compléter un peu les subventions de la PAC et l’indemniser des journées chômées pour cause de chasse aux zadistes.

Soyez donc rassurés : l’Etat de droit est rétabli dans le Tarn, l’Etat d’extrême droite arrive à grand pas.

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Photo : La croisade des albigeois contre les catharzadistes

Photo 2 : Idem

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