Manifestation de masses des « probarrage » à Albi – La préfecture nouveau repaire des antizadistes

Vendredi 20 février, ce sont les membres de la CACG (Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne, maître d’oeuvre de l’ex-futur barrage de Sivens, mais aussi auteur de l’enquête d’utilité publique dudit ex-futur barrage, ils sont les mieux placés pour savoir les profits que l’ouvrage rapportera, ndlr), accessoirement et par hasard élus au Conseil Général du Tarn, et pour certains du Tarn et Garonne, qui investissaient la préfecture.
gfa_de-pierpont_manifestation_anti-sivens_lherm_sivens-testet_com_valax_carcenac_retenue_lac_barrage_miliciens_voiture-renverseIls étaient venus pour réclamer l’expulsion des « pelluts » (zadistes poilus) qui puent la pisse, les barres de fer de leurs nervis s’émoussant ; et puis la chasse n’est pas encore fermée, les nervis en question voudraient bien pouvoir en profiter le weekend. La colère a atteint son apogée quand la riche et digne  assemblée a appris qu’elle ne pourrait être reçue par le préfet alors en déplacement. Un comble quand on sait que le préfet a octroyé une dérogation au droit de se taire dont jouissent les zadistes.
La délégation était conduite par Maryline Lherm, miss Sivens comme on sait, laquelle a fait un caprice, exigeant de joindre Manuel Valls au téléphone, le premier ministre n’ayant pas donné suite à sa missive. Si elle a l’habitude de ne pas répondre quand on l’interpelle sur les sujets qui la fâchent, l’élue apprécie cependant qu’on donne suite à ses propres demandes : on n’est pas maire de Lisle-sur-Tarn pour rien ! Ses mâles complices ont calmé son hystérie, fort heureusement, juste avant qu’elle se roule par terre de rage. Ils n’en partageaient pas moins la colère de Maryline. Jacques Valax s’est ainsi fendu d’un billet d’humeur qui a pris la forme d’un communiqué de presse : il y exprime sa collusion avec les défenseurs du droit de se taire et s’y prend pour le président du conseil général, conseil général d’où il aurait dû démissionner mais où il reste quand même parce que son mandat est presque fini, on ne va pas chipoter pour quelques mois.
Le lendemain, samedi 21 février, c’était au tour des producteurs, plus ou moins bio, plus ou moins locaux mais tous assurément adhérents de la FNSEA. Forts de cette adhésion à ce syndicat, ils peuvent se réclamer « riverains légitimes de la vallée du tescou », qu’ils soient du 81, du 82, du 32 ou d’ailleurs encore. C’est à ce titre qu’ils se réunissaient devant la préfecture et face au conseil général où ils ont de bons copains.
Les manifestants étaient, au moment le plus agité de la journée, 50 selon la Dépêche du Midi, 15 selon les organisateurs, 12 selon les forces de police qui n’étaient pas là. Même avec ce nombre plus que réduit, la manifestation, immobile, s’est passée dans le plus grand calme. Cette fois, pas de barre de fer ni de batte de base-ball, pas de treillis ni de veste de chasses, juste des produits proposés au prix fort (ce n’est pas parce qu’on manifeste qu’on ne doit pas gagner sa vie) aux badauds albigeois. Pas de lisier non plus répandu devant la préfecture mais une mini-ferme où poules, veaux, chevreaux, élevés en batterie et d’ordinaire enfermés dans des hangars, pouvaient découvrir l’air pur de la ville. gfa_de-pierpont_manifestation_anti-sivens_lherm_sivens-testet_com_valax_carcenac_retenue_lac_barrage_miliciensPas d’arguments non plus, ils n’en ont pas, juste le qualificatif de « minable » pour les producteurs de la vallée du Tescou, illégitimes pour ne pas les avoir rejoints, ainsi que nous l’expliquait un milicien, euh un militant, ouvert au dialogue avec tous ceux qui sont d’accord avec lui. Pascale Puybasset, qui porte plusieurs casquettes, était présente comme la veille et supervisait la manifestation.

Maryline Lherm a rejoint les manifestants pour le seul motif de leur apporter la saucisse à griller le midi. Plus tôt dans la matinée (pas trop tôt quand même, la manifestation a débuté à 11h (et certains venaient de loin) ; pour être manifestants, on ne va pas se priver de grasse matinée), les manifestants, décidément chanceux, avaient pu serrer la main de Thierry Carcenac carcenac_miliciens_collabo_pequenaud_cacg_testet-sivensqui se promenait évidemment par hasard dans le coin et n’était pas pour une fois en weekend sur la Côte d’azur ; au même moment, heureuse coïncidence, ils recevaient la visite de Jacques Valax qui se promenait aussi dans le coin. Le hasard fait bien les choses pourrait être la morale de cette histoire aux accents bucoliques. Et pour compléter cette ambiance, il y avait le petit verre de vin rouge (les petits verres) partagé avec les forces de l’ordre, averties par un passant un peu tatillon que des personnes consommaient de l’alcool sur la voie publique.

Images :
Photo 1 : la voiture d’une dame de 70 ans renversée par des miliciens pacifistes
Photo 2 : image réelle d’une usine agricole du Tescou (GFA des Pire Ponts)
Photo 3 : Carcenac en plein débat contradictoire lors d’une manif pro-barrage où il passait par hasard avec à ses côtés des agro-chasseurs vus non loin d’où a été prise la photo 1
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